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ven. 09 novembre 2007

Quel personnage de bédé êtes-vous ?

Heure Bleue et Le Goût ne m'ayant adopté que sur le tard, je leur apporte des photos de moi petite (et de ma soeur avec sa frange Mireille Mathieu, et de mes parents quand ils étaient jeunes et beaux et terriblement eighties (surtout ma mère).

J'ai trois ans, des cheveux courts de garçon manqué, le regard ombrageux ; Le goût s'écrie aussitôt "C'est Soupalognon y Crouton (Périclès) !"

Je n'ai pu qu'acquiescer, j'étais réellement aussi commode que cette petite purge de Pépé.

Je rappelle que Le goût est l'incarnation parfaite de Gaston Lagaffe, et que notre petit président est, indéniablement, le fils naturel d'Iznogoud et de Superman.

Et vous ? Quel est votre alter ego dessiné ?
(c'est vrai, je me foule pas. Mais pour une fois, j'ai vraiment beaucoup de travail !)

dim. 25 mars 2007

Mondains

Orsay hier avec mes parents adoptifs ; d'abord il a fallu faire la queue comme des cons sous la pluie au milieu de trois cents autres cons dont les parapluies s'égouttaient sur nous. Le Goût et moi avons râlé du mieux que nous avons pu pour laisser tomber la culture et aller directement au bistrot, mais Heure Bleue a tenu bon, et nous avons fini par entrer, frigorifiés, dans le saint lieu.

Je ne sais pas à quoi on ressemble quand on se balade tous les trois, et je ne sais pas si c'est parce qu'il nous a trouvés très mignons ou si c'est parce qu'on lui faisait pitié qu'un aimable gardien qui passait par là nous a fait passer devant tout le monde pour entrer dans le musée proprement dit.

C'est très chouette, Orsay ; trop de gens malheureusement le savent et viennent se mettre entre nous et les tableaux.

Avons tout de même pu admirer l'Origine du monde, quelques danseuses de Degas, les raboteurs de Caillebotte, sommes en revanche passés au pas de course devant les Van Gogh (trop de monde, il faudra revenir). Que c'est étrange, de circuler au milieu de toutes ces oeuvres archi-connues, on a l'impression d'être dans une soirée people ("Oh ! T'as vu, là, Renoir !").

J'ai découvert quelques tableaux de Bonnard que je ne connaissais pas, tous trop grands pour qu'Heure Bleue réussisse à les fourrer dans son sac à main, à notre grand dam. Les oeuvres de Gauguin sont curieusement ternes, comparés à leurs reproductions en cartes postales.

A la sortie du musée, encore marcher sous la flotte un bon moment avant d'aller se reposer à l'hôtel Concorde, qui sert des cannelés avec le café (c'est très aimable). Nous avons constaté avec joie que la décoration du bar avait visiblement été confiée au célèbre Claude Dalle (si vous habitez Paris et que vous ne connaissez pas Roméo, ruez-vous rue du faubourg St-Antoine, ils ont au moins cinquante mètres de vitrines, fous rires garantis) : colonnes de marbre noir, fauteuils garnis d'anneaux dorés, lampes compliquées, velours rouge sombre... D'un mauvais goût très sûr !

sam. 03 mars 2007

Le cycle de la vie

Alors que le bébé qui fera d'Heure Bleue une grand-mère s'apprête à naître, ma télé vient de rendre l'âme.

Une vie qui débute, une vie qui s'achève...

L'éternel Recommencement... C'est d'une beauté implacable.

mer. 07 février 2007

Un soir chez mes parents d'occasion

En général, je passe chez Heure bleue et Le Goût vers l'heure de l'apéro (comme dit Le Goût quand je me plains de ne pas être une femme fatale, "bien sûr que tu es une femme fatale... fatale pour les rillettes en tous cas"). Parfois je rentre dîner chez moi, parfois je reste chez eux, mais quoique je décide, ils sont toujours prêts à me recevoir à leur table.

L'autre jour, il leur restait un moignon de veau et trois lentilles qui se battaient en duel, mais ils s'apprêtaient à m'accueillir tout comme les soirs où c'est Byzance (du lard, de la soupe, du fromage qui pue, des crèmes au chocolat) !

J'aide un peu, je farfouille dans les bouquins et les dévédés, je pousse Balagan du canapé, et Heure Bleue ronchonne "tu es aussi mal élevée que mon fils..."

Après le repas, il y a la cérémonie des tasses de Ricoré, une pour moi, deux pour Heure Bleue, qui houspille le Goût parce qu'il ne nous les prépare pas assez vite. On se cale tous dans le canapé, on cause ciné devant les Tontons flingueurs, on se pâme devant Enrique (si beau mec et si mauvais acteur), ou on se cache les yeux face à une émission sur la chirurgie esthétique (qu'on accompagne de réflexions sur les culs tristes et les seins en poire).

Et puis je rentre chez moi (c'est-à-dire que je traverse la rue), mieux lunée qu'en arrivant.

"C'est pas en passant des soirées avec nous que tu vas rencontrer l'homme de ta vie" me sermonne parfois Heure Bleue. Mais l'Homme De Ma Vie ne me manque pas spécialement dans ces moments-là !

Séjour chez mes vrais parents repoussé d'encore une semaine, trop de bonnes choses qui m'arrivent à Paris en ce moment, je prends, je prends ! (et je raconterai le moment venu si les espoirs de bonnes choses se concrétisent...)