Refermer après usage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Marie Desplechin

Fil des billets - Fil des commentaires

dim. 03 juin 2007

Un jour à billet peinard

C'est dimanche, pourquoi ne pas se faire plaisir avec un petit questionnaire sur les livres ?

Quatre livres de mon enfance

Tous ceux de l'Ecole des loisirs, Dieu la bénisse.

Les contes de la Folie-Méricourt, de Pierre Gripari (fait amusant, quelques années plus tard, ma frangine habita la fameuse rue...)

Tous les Boule et Bill, tous les Lucky Luke et tous les Astérix (et de mon enfance un peu plus tardive, tous les Gotlib et tous les Reiser)

Toutes les créatures du bon dieu, de James Herriot (l'histoire d'un véto des années 30 dans le nord de l'Angleterre)

Quatre livres à relire sans me lasser

La Promesse de l'aube, de Romain Gary ; mais justement j'évite de le relire trop souvent, j'ai peur que la magie finisse par en disparaître.

Sans moi, de Marie Desplechin ; lui c'est le contraire, plus je le lis et moins il s'use. C'est mystérieux...

L'Epopée du buveur d'eau, de John Irving ; mais tous les Irving d'une manière générale, et même ceux que je n'ai jamais lus, c'est comme si je les relisais, tellement c'est toujours la même chose, mais justement c'est ça qui me plaît, ces infinies variations sur les mêmes thèmes.

Aux enfants de la lune, de Stéphane Frattini ; ce n'est pas un roman, c'est une sorte d'herbier des années 60, tout ce qui faisait la vie des gosses de cette époque, a priori c'est surtout pour la génération de mes parents donc, mais à moi qui ne me remets pas d'avoir loupé les Beatles, ça procure également beaucoup de plaisir.

Quatre livres que je ne lirai plus

Retour à Brooklyn, d'Hubert Selby Jr ; c'était excellent mais je n'ai pas les épaules pour encaisser. D'une manière générale, depuis cette expérience éprouvante, j'évite prudemment tous les Selby (quoiqu'il paraît que son dernier est apaisé...)

L'Homme-boîte, de Kôbô Abé ; c'est un de mes élèves japonais, adorable, qui me l'avait offert, aussi je l'ai lu, mais en dépit de ma bonne volonté, je n'ai strictement RIEN compris !

Les bouquins de cuisine en général ; j'arrive pas à m'intéresser à l'histoire (malgré toute la bonne volonté que j'y mets, encore une fois).

La plupart des livres que j'ai lus à Sarajevo parce que je n'avais rien d'autre à me mettre sous la dent mais qui me furent d'un ennui prodigieux ; je me suis empressée d'oublier les titres et les noms, attendez voir, il y avait entre autres Asiles de fous de Régis Jauffret, non mais quelle souffrance je me suis infligée là quand j'y repense...


Quatre livres que j'emporterais sur une île déserte

Je déteste le coup de l'île déserte ! Allez, l'intégrale de Roald Dahl, celle de Boris Vian, Baudelaire et Brétécher.

Quatre livres dans ma pile

Chroniques d'ici et d'ailleurs, de Florence Miailhe et Marie Desplechin, dont je n'ai eu le temps de lire que l'intro pour le moment.

Le Rajah bourbon, de Michel de Grèce, la totale inconnue, un cadeau, je verrai bien.

Les petits Riens de la vie, de Grace Paley, déniché à 1 euro chez Book Off en attendant une copine pour déjeuner chez le japonais d'en face, rue St Augustin.

De toutes les Couleurs de Angela Huth, qu'Heure bleue m'a refilé, mais c'est vraiment trop tarte, écrit avec les pieds en plus, (je n'en ai lu qu'un peu mais c'était suffisant) il faut que je m'en débarrasse.

Quatre derniers mots de La Promesse de l'aube :

"... museau affectueux... J'ai vécu."

sam. 10 février 2007

Le syndrome du panneau stop

J'assistais aujourd'hui à une rencontre d'écrivains, Blandine Le Callet et Philippe Pollet Villard, organisée par une bibli du XIIe (merci à Gilda pour l'info, car ce fut un très bon moment).

Ah oui et il y avait aussi ce type, où que j'aille il est toujours là, je pense que vous l'avez déjà rencontré vous aussi, celui qui se trouve dans le public mais prend davantage la parole que les gens pour lesquels on s'est déplacé - et toujours, toujours à propos d'obscurs détails biographiques ou de fumeuses questions d'intentions artistiques qui n'intéressent strictement que lui... (bon ça c'était pour mon côté français qui râle sans arrêt, c'est pas ça que je voulais raconter)

Après une discussion formidablement menée par Marie Desplechin (j'adore ses bouquins mais il faut l'écouter parler en vrai, elle est encore mieux qu'eux), ça a été au tour du public de poser d'éventuelles questions subsdidiaires aux écrivains. Je suis intervenue vers la fin, je parlais avec calme mais je me sentais parfaitement devenir aussi rouge qu'un panneau stop.

Ensuite, lors des dédicaces, rebelote, le temps d'échanger un petit mot avec les deux auteurs (très gentils tous les deux, et qui dédicaçaient sans façon, entre les chaises et les cacahouètes), pouf-pouf, le panneau stop.
Je suis familière du problème, franchement familière : naturellement il y a les situations classiques de prise de parole en public (même restreint, même connu) ou d'interaction avec un petit gars qui me plaît bien, mais je rubiconde pour bien moins que ça : quand c'est purement physique, un degré de trop dans la pièce, quatre secondes de sport, quelques gorgées d'alcool ou un petit morceau de gingembre feront l'affaire.

Socio-émotionnellement : répondre au téléphone devant des gens (même si c'est une simple copine, manifestement c'est déjà trop d'émotions pour mes joues et mon front), donner une bonne réponse à un jeu de société, donner une mauvaise réponse à un jeu de société, rire, faire rire (même volontairement) mon entourage, complimenter mes amis (tandis que complimenter les inconnus ne porte aucune atteinte à mon teint d'albâtre), parler de ma mère, et ainsi de suite.

Le plus troublant dans ce syndrome du panneau stop, c'est que je ne me sens pas si troublée du reste - pouls régulier, sudation normale... Juste, ce gros coup de chaud au visage. Je le vis assez bien car j'ai plutôt eu de la chance jusque là : s'il est pourtant impossible de ne pas le remarquer, très peu de personnes ont eu l"indélicatesse de m'en faire la remarque. Quand ça arrive tout de même, je réponds mécaniquement que non je ne suis pas gênée, du tout, j'ai juste un peu chaud subitement (ce qui incontestable en l'occurrence),mais je vois bien que la personne qui m'a fait la remarque n'est pas dupe un seul instant.

C'est seulement un peu énervant d'être prise pour une godiche qu'un rien embarrasse, alors qu'en réalité, je suis seulement une godiche victime de sa peau de chochotte...