Refermer après usage

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Mathieu Chedid

Fil des billets - Fil des commentaires

jeu 27 septembre 2007

Ciné aux hormones

Mercredi j'ai vu Mon frère est fils unique, un beau film sensible qui se passe dans l'Italie des années 50-60, c'était vraiment bien. Et instructif avec ça : je ne savais pas du tout que le parti fasciste italien avait survécu à la guerre, par exemple.

Et dans la rubrique Rinçons-nous l'oeil, ah, Riccardo Scamarcio ! Le fils naturel de Jude Law et de Mathieu Chedid : Jude en moins lisse, Chedid en plus masculin.

(et pour ceux qui préfèrent les filles, Diane Fleri n'est pas mal non plus, dans le genre Melanie Doutey)

jeu 17 mai 2007

Les joies inespérées du métier de barmaid

A certains, Dieu envoie un caddie, à moi il envoie un réconfort à mes heures de travail parfois un un peu pénible.

Aujourd'hui, alors que comme tous les jours ouvrés que Dieu fait, j'essuyais la vaisselle derrière mon comptoir, j'entends un homme demander au nain qui l'accompagnait "Qu'est-ce que tu veux, Billie ?". Amusée, je songe Tiens, Billie, comme la fille de -M-...

Je lève les yeux, puis les écarquille : c'était LUI !

C'est terrible d'être fan, on perd toute dignité. Pour ma part, j'ai commencé par rougir (ma procédure habituelle en cas de toute émotion plus intempestive que celle d'une visite chez le podologue), puis j'ai réalisé que mes jambes ne me soutenaient plus vraiment ; au bord de l'apoplexie, je me jette sur le barman T'as vu, c'est lui, c'est lui !!

Mon barman qui en a vu d'autres : Bin va lui demander un autographe ! Moi, azimutée : Rho nan ça fait trop con !

Et en plus c'est vrai, je m'en fous des autographes. Moi ce que j'aurais aimé, c'est aller m'asseoir en terrasse à sa table, commander une bière et refaire le monde avec lui...

Bref, voilà que mon barman chope le jeune Chedid au passage et lui demande un autographe pour moi ; j'allais quand même pas insister Nan nan j'en veux pas ça fait con !

Nous voilà donc en tête à tête (seulement séparés par un comptoir et une cinquantaine de verres à essuyer). Nous avons la conversation (1) la plus originale du monde qui existe entre un chanteur et sa fan, j'aime beaucoup ce que vous faites, vous travaillez sur quoi en ce moment, il est sympa Sean Lennon ?

Et le pire c'est que j'ai menti, c'est pas vrai, je n'aime pas beaucoup ce qu'il fait, plus ça va moins j'aime à vrai dire, nos musicalités divergent que voulez-vous, mais bon, j'aime ce que fût un temps il faisait. C'est juste ce type, son énergie, ses manières, son allure, sa méditerranéité (hum), tout ça me séduit, durablement.

Enfin, j'ai eu mon autographe que je ne voulais pas, le temps a cessé de suspendre son vol et je suis retournée à mes torchons.

Tout l'épisode a été bien agréable, quoiqu'au même moment depuis un coin reculé de mon coeur, je me sois sentie un peu misérable, dans mon petit costume de barmaid (2)... De quoi pouvais-je avoir l'air à part d'une groupie nunuche ? De rien. Alors que si je l'avais rencontré en tant que photographe, j'aurais toujours eu l'air d'une groupie nunuche MAIS photographe, quoi. Entre Hârtisstes, on aurait peut-être eu une conversation plus intéressante... (et puis avec mon zobe numérique au moins, quand je rougis je peux toujours me cacher derrière).

(1) déjà, nous avons une conversation, chose qui ne m'était pas du tout évidente il y a quelques années, où je me contentais de rougir le plus fort possible pour montrer combien j'étais contente, un peu comme les chiens qui remuent la queue...

(2) c'est une très jolie chemisette, mais j'en ai marre du pantalon noir et des petites chaussures de gonzesse, je ne suis heureuse que dans mon jean et mes grolles urbaines (ou bien mes chaussures en crocodile qui font tap-tap et que mes parents adoptifs trouvent immondes)