J'ai cuisiné.
C'est rare, parce que cuisine trop petite, flemme trop grande, vaisselle
jamais propre, frigo toujours vide.
(attendez, en fait le premier truc rare c'est qu'on est samedi et que je
suis sortie de chez moi avant midi - pour aller faire les courses !)
Et c'était trop bon. Je vous donne la recette.
Il faut :
- Un jour où le rayon poissonnerie de C*sino n'est pas trop répugnant,
acheter des crevettes (autant que vous aurez le courage d'éplucher)
- De la coriandre fraîche, plein, plein, voire trop (l'idéal étant le champ
de coriandre, mais quand vous faites vos courses dans un supermarché minable,
vous devrez vous contenter d'une barquette à 250 € où trois tiges se battent en
duel)
- Du riz basmati (je sais pas pourquoi tous les autres ont goût de
rien)
- une petite boîte de lait de coco
Vous videz la boîte de lait de coco dans une casserole, vous la remplissez
avec de l'eau et vous la revidez dans la même casserole. Vous couvrez, vous
faites chauffer et en attendant que ça bouille, vous lavez la vaisselle (enfin,
si comme moi vous n'avez plus d'assiettes propres pour le déjeûner).
Quand ça bout, vous rajoutez le riz, vous remettez le couvercle et là,
astuce pour les malchanceux qui ont hérité de plaques électriques : vous
coupez le feu direct, ça va cuire en un peu plus longtemps et comme ça vous
aurez le temps d'éplucher les crevettes tranquillement (et en plus c'est Canard
Lacté, comment ça je suis prosélyte ?).
Donc, pendant que le riz cuit, vous épluchez les crevettes, vous hachez la
coriandre, versez tout ça dans un plat, allez changer de chemise (rapport aux
crevettes qui ont un peu moucheté), vous rajoutez le riz égoutté, vous
mélangez, et vous dégustez...
Faites-en beaucoup parce que vous allez vouloir vous resservir.
Sinon j'ai vu Persepolis hier au ciné, c'est super bien... Plusieurs de mes amis qui avaient beaucoup aimé le livre hésitent à aller voir le film, et pourtant, c'est une très très bonne adaptation : inévitablement, la bédé n'est pas retranscrite dans son intégralité, mais l'animation est sublime et la richesse graphique immense compense largement. On rit, on pleure... du vrai bon cinéma. Bravo Satrapi, bravo Paronnaud !