Mon rêve de l'autre nuit :
Je rêve que je suis sur un quai de métro. Sous le quai (il faut se pencher au dessus des voies pour voir) gît un poulain alezan et blanc.

Entre deux rames de métro (il en passe à un rythme aussi soutenu qu'on le rêverait, justement) qui passent, je m'agenouille et me contorsionne pour approcher le poulain qui a l'air mort - je place ma main au-dessus de ses naseaux et le sfouffle chaud qui en sort m'indique que non.

Je tire le poulain hors de sa corniche, et je le prends dans mes bras pour l'emmener chez moi, appeler mon papa, lui demander conseil pour le soigner. Dans le couloir, je croise un agent de la r*tp et je lui crie dessus ("je vais porter plainte pour non-assistance à personne en danger !" vocifère-je, puis je me ravise "euh, pour cruauté envers les animaux !").
Je peine pour sortir du métro, le poulain est complètement amorphe et il pèse, eh bien, un âne mort, logique ! Non sérieusement, il est vraiment très lourd, et puis quand on imagine la taille d'un poulain et qu'on connaît la mienne, franchement... J'essaye de le porter sur l'épaule, et en même temps sur la hanche, enfin il déborde de partout. D'ailleurs je n'arrive pas à croire que je suis réellement capable de porter un poulain dans mes bras, dans la rue je tourne la tête vers une vitrine pour voir un peu à quoi nous pouvons ressembler tous les deux - l'animal a simplement l'air d'un grand enfant endormi sous lequel je croule.
La perspective du trajet jusque chez moi m'emplit d'une immense flemme, et pourtant, à la vue de notre reflet dans la vitrine, je ne peux pas m'empêcher de sourire, nous avons une allure tendre et cocasse qui me met du baume au coeur, mon poulain est un peu plus léger soudain...
Je me réveille.