Il y a en ce moment à la Maison européenne de la photo deux expositions bien représentatives de ce que j'adore et de ce que j'abhorre : Richard Kalvar, un génie, ses photos sont drôles, vivantes, inspirées... et toutes mises en scène qu'elle sont, cela reste de l'instantané. Voilà des photos que j'aurais aimé faire. (d'ailleurs, émouvante coïncidence, il a photographié il y a 20 ou 30 ans, à Montmartre, comme moi l'autre jour, un couple de petits vieux auxquels les miens ressemblent drôlement... en moins bien évidemment)

Et puis, il y a Catherine Ikam et Louis Fléri... tout le contraire. C'est froid, c'est sinistre, ça se veut intellectuel, on y croit si on veut mais pour moi c'est de l'arnaque, c'est bidon, c'est creux. Si c'est ça être artiste, bin je préfère faire fleuriste ou plombière, c'est sûrement moins chiant.

Il y avait aussi Trash, de Bruno Mouron et Pascal Rostain, une expo de photos des poubelles des stars hollywoodiennes, comme un Voici arty. C'est rigolo deux minutes (les Reagan jouent au loto !) mais on est vite repu de sa soif de croustillant, puisqu'en fait d'extraordinaire, à part des étiquettes de fringues Gucci à 1350 dollars (chez Halle Berry. A moins que ça ne soit Madonna ? Ou Charlize Theron, je ne sais plus. C'est pareil, finalement), leurs poubelles ressemblent à toutes les autres poubelles du monde. (oubliez le tri sélectif, apparemment c'est pas très hollywoodien)Il y a juste le making-off, projeté en boucle à côté, qui est intéressant, si on ne sait pas comment on prend des photos pareilles - dans un studio avec échafaudages, l'appareil photo - très grand format- à trois mètres au dessus du sol)

Bref : allez-y, directement au deuxième étage, 90 photos de Kalvar, ça vaut le détour !