Quand je reviens de Biniou-City au printemps, il y a aussi un autre truc qui me magne : le jardinage.

J'ai la chance d'avoir un petit bout de jardin devant mon appart, guère ensoleillé et pas tout à fait à moi, mais bon à Paris, ça relève quand même du luxe - Gretchen est tout à fait d'accord là-dessus.

Je n'ai pas spécialement les pouces verts et je ne raffole pas des travaux de force qu'implique souvent cette activité, mais tout de même, dans la catégorie plaisirs simples, choisir mes graines, mes petits plants, creuser des trous, repiquer, tasser le terreau autour... tout ça j'aime bien, j'ai l'impression de me laver la tête de toutes les scories que j'y engrange si facilement. Pourquoi ça fait un effet si dingue d'observer attentivement deux fois par jour trois centimètres carré de terre sous laquelle on a installé une graine, et de voir apparaître la pousse tant espérée ?...

Cette année, je donne dans le rouge : j'ai planté des fraisiers (des bois, les seuls dont je peux espérer qu'ils me donnent quelque chose malgré l'ombre majoritaire) et demain je repique mes plants de tomates cerise. Dans un élan d'optimisme peut-être un peu démesuré, j'ai acheté mes plantes aromatiques en graines, j'ai le fol espoir de ne pas tout faire crever (au pire, je me rabattrai sur les herbes déjà toutes poussées de M*n*prix)

Et puis je remplacerais bien cet arbuste tout chemo par un joli buis... (je suis sûre que Gretchen kifferait)

Et il faudra que j'en parle à ma future nouvelle voisine, derrière les bambous, ce serait cool d'installer un bac à compost... (juste pour nous deux, pas pour tout l'immeuble, au secours !)

Et puis envie de planter des tas d'arbres, mais là, il faudra attendre une autre demeure, avec au bas mot cinquante fois plus de surface... (hum je me suis quand même laissée tenter par des graines d'eucalyptus d'australie, la photo sur le paquet est très prometteuse !)