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jeu 06 mars 2008

Du bon sentiment à la pelle

Je croyais que j'avais beaucoup parlé de cinéma ces temps-ci, et puis en vérifiant mes dernières notes, je m'aperçois que pas tant que ça, finalement.
Ouf, je vais pouvoir m'extasier tranquillement sur There will be blood, le dernier film du réalisateur qu'on ne retrouve jamais deux fois de suite au même endroit, Paul Thomas Anderson (en plus d'être ultra talentueux, ce type est foutrement beau - bien sûr que vous vous en fichez, mais moi je ne peux pas m'empêcher de le souligner, ce sont mes tendances esthètes qui veulent ça).

There will be blood compte 2 heures et 40 minutes, mais comment aurait-il pu durer moins ?
Le mot "saga" employé fréquemment à son égard ne me plaît pas tellement, il est pour moi tellement plus aride, plus intime et plus puissant qu'une bête "saga". La famille y est réduite au strict minimum : un père, un fils.

Le père cherche du pétrole et il en trouve, de plus en plus ; sa puissance et sa fragilité s'en trouvent accrues, façon exponentielle. Je pourrais aussi parler de son ennemi intime, le curé de grande envergure, ou de sa relation compliquée avec son fils, la petite gueule d'ange qui encaissera beaucoup, mais je raconte mal, il vaudrait mieux que vous voyiez ça de vous-mêmes.

Daniel Day-Lewis mérite largement l'oscar reçu pour ce film, il y est épatant, énorme, à couper le souffle (et pourtant je ne suis pas amoureuse de lui). Quant à la musique farouche de Jonny Greenwood (vous savez, celui de Radiohead qui n'est pas Thom Yorke, ni les autres), elle est simplement en parfaite symbiose avec le film.
Paul Thomas Anderson gère bien, super bien en plus du reste, les scènes d'action, ou de catastrophe, enfin ces scènes normalement réservées aux blockbusters, vous voyez le genre.

Et moi je suis très heureuse d'avoir vu tous ces bons films dans un si petit laps de temps. Reconnaissante, même !

Pour finir, mon chouchou, Philippe Pollet-Villard, a gagné le césar ET l'oscar du meilleur court-métrage pour son Mozart des pickpockets (entre nous, j'ai préféré ses deux précédents, mais ça me fait drôlement plaisir pour lui, il doit être si content !)

mer 30 janvier 2008

(oui j'ai caché mes yeux pendant les scènes sanglantes)

Je suis allée voir Sweeney Todd ce soir, et je suis fort déçue.
C'est de ma faute aussi, je suis naïve, quand je lis partout " le meilleur Tim Burton", je finis par le croire.

Johnny Depp est extraordinaire, Helena Bonham-Carter pas mal non plus, cela dit (j'ai également apprécié Sacha Baron Cohen et son pantalon moule-burne, c'est mon petit penchant pour les plaisirs simples de l'existence).

Mais pour l'histoire, moi qui suis pourtant très bon public, ne soupçonnant jamais le dénouement de rien (un manque d'intuition souvent à la limite de l'encéphalogramme plat), là j'ai tout deviné tout de suite, et rien de plus ennuyeux que d'observer le héros tomber dans les pièges que vous auriez su éviter...

Bon, je ne blâmerai pas la comédie musicale en elle-même puisque j'étais prévenue, mais j'ai beau faire, quelques West Side exceptions mises à part, vraiment je raffole pas de ce genre.

edit : et je ne suis pas la seule à trouver ça nul !

mer 24 octobre 2007

L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Fait partie de ces films qui me reviennent en tête sans que je le veuille, lancinants, tout au long des jours qui suivent la projection. C'est bon signe, ce souvenir qui vous submerge sans que vous n'ayez rien convoqué.

Allez-y, c'est drôlement chouette, et subtil (et ça passe même pour les petites natures dans mon genre qui n'aiment pas trop quand c'est violent !).

jeu 27 septembre 2007

Ciné aux hormones

Mercredi j'ai vu Mon frère est fils unique, un beau film sensible qui se passe dans l'Italie des années 50-60, c'était vraiment bien. Et instructif avec ça : je ne savais pas du tout que le parti fasciste italien avait survécu à la guerre, par exemple.

Et dans la rubrique Rinçons-nous l'oeil, ah, Riccardo Scamarcio ! Le fils naturel de Jude Law et de Mathieu Chedid : Jude en moins lisse, Chedid en plus masculin.

(et pour ceux qui préfèrent les filles, Diane Fleri n'est pas mal non plus, dans le genre Melanie Doutey)

mar 24 juillet 2007

Another indie movie

Me suis fait un petit ciné, 2 days in Paris cet après-midi.

De bons voire très bons moments (je ne résiste pas à l'humour new-yorkais) et même de la grâce parfois, mais trop d'hystérie et de maladresses et de complaisance le reste du temps...

Le + hormonal : je n'avais rien pour ou contre les tatouages mais ils vont très bien au torse d'Adam Goldberg...

sam 23 juin 2007

A la française (je ronchonne)

Aujourd'hui je suis allée au ciné voir Ca rend heureux (j'arrivais pas à me souvenir du titre ces derniers jours, le plus proche que j'arrivais à extorquer de ma mémoire c'était "Ca fait plaisir").

Eh bin c'était moyen. Quelques scènes géniales, inspirées (dialogues, acteurs), où toute la salle était morte de rire, et le reste du temps : quel ennui ! (j'allais dire comment peut-on être aussi inégal mais finalement ça me fait penser aux blogs, à certains blogs...)

L'histoire : un cinéaste au chômage que sa nana largue (et on la comprend) décide de s'inspirer de cette déroute pour en faire un nouveau film, un film de dèche donc. Première mise en abyme, pas de pot, ce procédé me déplaît franchement (sauf bien utilisé, je cherche mais je ne trouve pas d'exemple, vous êtes les bienvenus pour en proposer).

Mais il s'avère que le réalisateur pour raconter cette histoire s'est également inspiré de sa propre expérience ! Là en revanche, je l'avoue, l'autobiographie, c'est mon péché mignon. Mais pas comme ça ! Pas quand c'est aussi peu intéressant ! (ou alors, bien raconté ; pas la peine d'avoir une bonne histoire pour faire un bon film, mais y a intérêt à assurer sur le reste)

Là, aucune subtilité, aucun recul (je sais pas vous, mais moi je déteste quand les personnages portent le même prénom que les acteurs qui les interprètent), bref aucun intérêt, ne seraient donc ces deux-trois scènes très réussies.

Et puis, bon ça c'est une question de goût, mais moi la caméra à l'épaule ça va bien 5 minutes. Ca va, on a compris que vous aviez pas de blé pour tourner votre film ! C'est peut-être pas la peine d'en rajouter ! Si vous pouvez pas vous acheter un pied pour la caméra, bin je sais pas moi, essayez de la poser sur un meuble ! Bordel !

Enfin je râle, je râle, et malgré tout je suis contente, contente de retourner un peu au cinéma et pour voir autre chose que Shrek 12 ou une comédie romantique française avec Alexandra Lamy (ou Alain Chabat... je l'aime bien Alain, mais je comprends pas pourquoi sa dernière qui vient de sortir en DVD fait un tel tabac, je l'ai trouvée naze).

mer 13 juin 2007

Une non-critique de plus

Hier je suis allée voir Les Chansons d'amour, un film un peu marginal dans le cinéma français puisque c'est une comédie musicale. Cela dit, j'avais vu à sa sortie 17 fois Cécile Cassard, du même Christophe Honoré (BO fantastique du même Alex Beaupain), et je peux vous dire qu'à côté Les Chansons d'Amour c'est ultra grand-public hein.

C'est pas réaliste (comédie musicale on a dit) mais c'est juste. Curieusement, être un peu dans le n'importe quoi permet de s'approcher du vrai, d'ailleurs c'est pas moi qui le dis, c'est Boris : "Tout est vrai puisque je l'ai inventé".

En même temps, pour une fois la partie immobilière du film est réaliste : c'est pas souvent que les héros n'habitent pas un duplex de 300 m² au dernier étage d'un immeuble haussmanien, mais un studio un peu grand à Chateau d'Eau.

Ah et la petite robe bleu électrique de Ludivine Sagnier, je veux la même !

Mais surtout, surtout, il y avait Louis Garrel, que je n'avais pas vu depuis The Dreamers (juste avant que je commence à ne me contenter que de la surface du cinéma), ouh là là j'avais oublié quelle bombe sensuelle il est !

J'ai débarqué chez mes parents adoptifs hier, théâtrale, clamant à tout bout de champ "Ah !... Louis Garrel !" d'un air tragique et exalté. (il y ont droit toutes les semaines. Un coup c'est "Ah !... Sam Rockwell !", la fois d'après "Ah !... Roschdy Zem !"... que voulez-vous, j'ai le béguin facile. C'est après que ça se complique)

Voilà donc je suis dans ma semaine Louis Garrel. Ce type est juste irrésistible, je suis sûre que les filles tombent comme des mouches autour de lui quand il marche dans la rue. (je vous avoue que je préfère que ça ne m'arrive pas, outre ma célèbre propension à défaillir bêtement, ce type est tellement beau qu'à côté de lui j'aurais l'impression de n'être qu'un vilain petit furoncle...)