L'une de mes jeunes camarades a invité toute notre classe à venir déjeuner
chez elle demain (la jeune camarade en question a le cul incroyablement bordé
de nouilles, elle partage un 100m² dans le 13e avec une autre jeune fille pour
200€ par mois - chacune).
Au menu : des nouilles, mais surtout de quoi boire (bière, alcools
forts) et de quoi fumer.
Comment dire ? En fait de nouilles, je rêve d'un repas un poil plus
élaboré, par exemple des nouilles d'accord, mais avec des courgettes et des
échalotes revenues dans l'huile d'olive, des pignons de pin, quelques brins de
coriandre et du parmesan râpé... Par exemple. Pour l'alcool, à cette heure-ci
je préfère un gentil petit St-Pourçain au goût de fruit. Quant à la fumette,
sans entrer dans les détails : jamais en milieu de journée, enfin
!
Bref, à mes yeux cette petite réunion va manquer de savoir-vivre (et aux
leurs, je vais passer pour une bourgeoise bégueule - ils n'auront peut-être pas
totalement tort, remarquez).
Simple question d'âge, encore une fois !
Un autre point de divergence : nos façons de dire. A 18 ans, on dit
"c'est chelou" ; à 23 ans, plus classiquement on dira "c'est
zarbi".
Un autre moment édifiant : alors que je discutais l'autre jour avec mes
petites camarades, l'une d'entre elles s'exclama "wah, comme tu parles trop
bien !" .
Je crois qu'elle faisait allusion non pas à mon vocabulaire mais à mon
phrasé ; et simultanément, j'ai réalisé que
1/ souvent, effectivement, je ne bitais rien à ce qu'ils se racontaient entre
eux parce qu'ils bouffaient les mots
2/ ça faisait un moment que mes parents ne m'avaient pas reproché de ne pas
assez articuler quand je parlais...
Scoop : contrairement à ce que l'on croit, les enfants apprennent donc à parler non pas lors de la petite enfance mais plutôt à la fin de l'adolescence !