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mar 25 septembre 2007

Nous n'avons pas tout à fait les mêmes valeurs

L'une de mes jeunes camarades a invité toute notre classe à venir déjeuner chez elle demain (la jeune camarade en question a le cul incroyablement bordé de nouilles, elle partage un 100m² dans le 13e avec une autre jeune fille pour 200€ par mois - chacune).

Au menu : des nouilles, mais surtout de quoi boire (bière, alcools forts) et de quoi fumer.

Comment dire ? En fait de nouilles, je rêve d'un repas un poil plus élaboré, par exemple des nouilles d'accord, mais avec des courgettes et des échalotes revenues dans l'huile d'olive, des pignons de pin, quelques brins de coriandre et du parmesan râpé... Par exemple. Pour l'alcool, à cette heure-ci je préfère un gentil petit St-Pourçain au goût de fruit. Quant à la fumette, sans entrer dans les détails : jamais en milieu de journée, enfin !

Bref, à mes yeux cette petite réunion va manquer de savoir-vivre (et aux leurs, je vais passer pour une bourgeoise bégueule - ils n'auront peut-être pas totalement tort, remarquez).

Simple question d'âge, encore une fois !

Un autre point de divergence : nos façons de dire. A 18 ans, on dit "c'est chelou" ; à 23 ans, plus classiquement on dira "c'est zarbi".

Un autre moment édifiant : alors que je discutais l'autre jour avec mes petites camarades, l'une d'entre elles s'exclama "wah, comme tu parles trop bien !" .
Je crois qu'elle faisait allusion non pas à mon vocabulaire mais à mon phrasé ; et simultanément, j'ai réalisé que
1/ souvent, effectivement, je ne bitais rien à ce qu'ils se racontaient entre eux parce qu'ils bouffaient les mots
2/ ça faisait un moment que mes parents ne m'avaient pas reproché de ne pas assez articuler quand je parlais...

Scoop : contrairement à ce que l'on croit, les enfants apprennent donc à parler non pas lors de la petite enfance mais plutôt à la fin de l'adolescence !

dim 23 septembre 2007

The Sunday eggs and soldiers little drama

Trois jours que j'avais envie d'oeufs à la coque.

J'achète les oeufs, je les perce d'un petit trou ; je mets l'eau à chauffer, j'ajoute une giclée de vinaigre de pomme.

Je vérifie le temps de cuisson sur marmiton.

Pendant que les oeufs cuisent, je prépare amoureusement les mouillettes, des tranches régulières de pain aux noisettes beurrées puis découpées en tronçons d'un centimètre de côté.

J'ouvre le placard, je fouille, je fouille... Cornegidouille, pas le moindre coquetier à ma disposition !

Eh bien c'est très vexant et ça n'a pas du tout la même saveur.

Comment ça tout le monde s'en fout ?

mer 15 août 2007

Haut(s)-le(s)-coeur(s)

Pour changer, j'ai du cholestérol, pour changer, je ne veux pas d'un traitement qui me bousillera le foie pour quelques malheureux grammes de LDL en trop. Je ne veux pas non plus me mettre à bouffer des yaourts dégueu ou de la margarine magique, qui ne changeront probablement rien à l'état de mes artères mais engraisseront sûrement des monstres de l'agro-alimentaire qui n'en ont pas besoin.

J'ai donc glané quelques renseignements sur les aliments qui feraient naturellement baisser le cholestérol, j'en ai trouvé trois :

_ le son d'avoine

_ la cannelle

_ l'huile de saumon

... Je défie quiconque d'inventer une recette - appétissante - comportant ces trois ingrédients...

sam 07 juillet 2007

Ca y est, il m'est arrivé quelque chose

J'ai cuisiné.

C'est rare, parce que cuisine trop petite, flemme trop grande, vaisselle jamais propre, frigo toujours vide.

(attendez, en fait le premier truc rare c'est qu'on est samedi et que je suis sortie de chez moi avant midi - pour aller faire les courses !)

Et c'était trop bon. Je vous donne la recette.

Il faut :

- Un jour où le rayon poissonnerie de C*sino n'est pas trop répugnant, acheter des crevettes (autant que vous aurez le courage d'éplucher)

- De la coriandre fraîche, plein, plein, voire trop (l'idéal étant le champ de coriandre, mais quand vous faites vos courses dans un supermarché minable, vous devrez vous contenter d'une barquette à 250 € où trois tiges se battent en duel)

- Du riz basmati (je sais pas pourquoi tous les autres ont goût de rien)

- une petite boîte de lait de coco

Vous videz la boîte de lait de coco dans une casserole, vous la remplissez avec de l'eau et vous la revidez dans la même casserole. Vous couvrez, vous faites chauffer et en attendant que ça bouille, vous lavez la vaisselle (enfin, si comme moi vous n'avez plus d'assiettes propres pour le déjeûner).

Quand ça bout, vous rajoutez le riz, vous remettez le couvercle et là, astuce pour les malchanceux qui ont hérité de plaques électriques : vous coupez le feu direct, ça va cuire en un peu plus longtemps et comme ça vous aurez le temps d'éplucher les crevettes tranquillement (et en plus c'est Canard Lacté, comment ça je suis prosélyte ?).

Donc, pendant que le riz cuit, vous épluchez les crevettes, vous hachez la coriandre, versez tout ça dans un plat, allez changer de chemise (rapport aux crevettes qui ont un peu moucheté), vous rajoutez le riz égoutté, vous mélangez, et vous dégustez...

Faites-en beaucoup parce que vous allez vouloir vous resservir.

Sinon j'ai vu Persepolis hier au ciné, c'est super bien... Plusieurs de mes amis qui avaient beaucoup aimé le livre hésitent à aller voir le film, et pourtant, c'est une très très bonne adaptation : inévitablement, la bédé n'est pas retranscrite dans son intégralité, mais l'animation est sublime et la richesse graphique immense compense largement. On rit, on pleure... du vrai bon cinéma. Bravo Satrapi, bravo Paronnaud !