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Tag - fossé générationnel

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sam. 13 octobre 2007

Pauvre petite fille riche

L'une de mes camarades de classe, parlant de l'inscription à l'école (qui se chiffre en milliers d'euros (1)) :

"Comme c'est mon père qui paye, je trouve ça beaucoup moins cher, forcément"

Je n'ai pas jugé utile de la détromper sur le forcément ; pas sûr qu'à 17 ans on puisse imaginer que la tendance s'inverse, un jour (et puis je fais déjà assez vieille conne comme ça auprès d'eux).

J'ai beau avoir un pourvoyeur de fonds formidable, généreux et discret, je commence à payer cher en scrupules ce qui ne me coûte pas d'argent.

Et même si ça signifie que je vais devoir réduire mes dépenses (j'ai pris de très mauvaises habitudes, parmi lesquelles celle de ne pas compter), j'ai finalement hâte du jour où je ne dépenserai plus que l'argent que j'ai gagné, moi...

(1) et que j'ai pu payer de ma poche, mais parce que mon cher papa assure tout le reste...

mar. 25 septembre 2007

Nous n'avons pas tout à fait les mêmes valeurs

L'une de mes jeunes camarades a invité toute notre classe à venir déjeuner chez elle demain (la jeune camarade en question a le cul incroyablement bordé de nouilles, elle partage un 100m² dans le 13e avec une autre jeune fille pour 200€ par mois - chacune).

Au menu : des nouilles, mais surtout de quoi boire (bière, alcools forts) et de quoi fumer.

Comment dire ? En fait de nouilles, je rêve d'un repas un poil plus élaboré, par exemple des nouilles d'accord, mais avec des courgettes et des échalotes revenues dans l'huile d'olive, des pignons de pin, quelques brins de coriandre et du parmesan râpé... Par exemple. Pour l'alcool, à cette heure-ci je préfère un gentil petit St-Pourçain au goût de fruit. Quant à la fumette, sans entrer dans les détails : jamais en milieu de journée, enfin !

Bref, à mes yeux cette petite réunion va manquer de savoir-vivre (et aux leurs, je vais passer pour une bourgeoise bégueule - ils n'auront peut-être pas totalement tort, remarquez).

Simple question d'âge, encore une fois !

Un autre point de divergence : nos façons de dire. A 18 ans, on dit "c'est chelou" ; à 23 ans, plus classiquement on dira "c'est zarbi".

Un autre moment édifiant : alors que je discutais l'autre jour avec mes petites camarades, l'une d'entre elles s'exclama "wah, comme tu parles trop bien !" .
Je crois qu'elle faisait allusion non pas à mon vocabulaire mais à mon phrasé ; et simultanément, j'ai réalisé que
1/ souvent, effectivement, je ne bitais rien à ce qu'ils se racontaient entre eux parce qu'ils bouffaient les mots
2/ ça faisait un moment que mes parents ne m'avaient pas reproché de ne pas assez articuler quand je parlais...

Scoop : contrairement à ce que l'on croit, les enfants apprennent donc à parler non pas lors de la petite enfance mais plutôt à la fin de l'adolescence !