Encooore une chaîne de blogs (trouvée chez Gilda) ! Sept objets de chez nous qu'on aime. (les
chaînes, je me dis toujours Ouais, fastoche, un truc rapide à écrire, et puis
finalement ce sont toujours les plus longs... Des chaînes courtes les
gars ! Please !)
1. Mon couteau : l'une des choses qui me fait
regretter de ne pas être un garçon, c'est que je ne peux pas dire "avec ma bite
et mon couteau" sans que ça soit à moitié faux. Pourtant je suis vraiment le
genre "avec ma bite et mon couteau", juste, sans la bite. C'est un petit
Laguiole bien affûté qui me sert à tout, cadeau de mon papa ; je n'aimais
pas le manche d'une couleur indéfinissable, j'aurais préféré de la corne, et
puis je me suis habituée. Il m'a causé des soucis à l'aéroport, je n'avais pas
une grande expérience des avions et j'ignorais que de tels objets étaient
interdits en cabine... Je détesterais le perdre.
2. Ma montre Snoopy : Je l'ai depuis, quoi ?
Toujours. Je ne suis pas une collectionneuse de montres, j'aime celle-ci qui
est simple et dont je ne me lasserai jamais.
3. La caisse de mon arrière grand-mère : plus
exactement, la mère de ma grand-mère paternelle, la couturière industrieuse,
qui faisait les marchés avec cette grosse caisse en fer pour mettre la monnaie.
La serrure ne fonctionne plus mais le couvercle est si lourd que les billets ne
risquent pas de s'envoler. C'est un objet simple, élégant malgré son manque de
fioritures. Ma grand-mère me l'a donnée la première année où j'ai fait la
brocante (vous savez, la fameuse brocante estivale de Biniou-City dont je ne me
remettrai jamais d'y avoir vendu mes playmobils).
Je ne peux plus voir une brocante en peinture mais j'ai gardé la caisse,
comme ces quelques autres objets qui ont une histoire bien plus longue que la
mienne et dont je suis la gardienne.
4. Mon dragon de Slovénie : lui c'est tout le contraire,
il n'a presque pas d'histoire du tout, il y a tout à faire, car je l'ai acheté
l'année dernière à l'aéroport de Ljubljana où j'avais une correspondance pour
rentrer à Sarajevo. Il mesure trois centimètres et il m'a coûté dix euros, le
bougre, mais c'était un coup de foudre. C'est difficile de dire de quelle
matière il est fait...
J'aime son air content et un peu idiot, son torse fièrement bombé, ses
petites ailes pleines de vigueur et ses papattes de chien qui fait le beau.
C'est l'un des rares bibelots que je tolère chez moi, il trône dans la pièce et
toise le décor avec son air satisfait de propriétaire ; son arrogance
minuscule me plaît et me fait rire ; quand je suis en forme, je lui
ressemble.
5. Mes appareils photo : no comment !
6. Mon canapé : en fait, pas le mien précisément, mais
la fonction de l'objet. Que c'est bon de lire ou de rêvasser dans un canapé, de
s'y reposer après une dure journée ou d'y sombrer carrément (couverture à
proximité absolument indispensable, tasse de thé à la vanille en option). Mon
canapé est à l'image de sa propriétaire : tout petit (mais d'une bonne
consistance). Du coup, pour s'y asseoir à deux, il faut une certaine intimité,
voire une intimité certaine. Je ne comprends pas les gens qui s'obstinent à
préférer s'asseoir sur mon lit, qui est trop haut et pas fait pour ça (et quand
je vois des culs qui ont traîné dans le métro et les cafés venir se poser sur
mon oreiller, ça me crispe).
Mon canapé préféré, le plus moelleux, le plus vaste, le plus
confortable ? Celui des Pumpkins, sans hésitation. Viennent ensuite celui
de ma frangine et celui de chez mes parents (les trois sont en velours,
manifestement c'est la matière idéale, le vilour). Le pire canapé que
j'aie jamais rencontré : un affreux parallélépipède de cuir blanc, au
design contemporain de mes couilles (qui je trouve n'allait pas du tout avec la
personnalité chaleureuse de son propriétaire...).
7. N'importe laquelle des preuves de mon penchant coûteux
pour le luxe, les belles matières et les imprimés ravissants, ma veste en cuir
ou mon étole en alpaga par exemple. Je raffole de la soie et du cachemire, je
les renifle à l'entrée des magasins et je fonce droit dessus, c'est terrible.
(je veux dire c'est terrible parce que je n'ai pas exactement le budget pour
aimer Kenzo ou Christian Lacroix).
