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sam 06 octobre 2007

Ca s'appelle Sneven

Encooore une chaîne de blogs (trouvée chez Gilda) ! Sept objets de chez nous qu'on aime. (les chaînes, je me dis toujours Ouais, fastoche, un truc rapide à écrire, et puis finalement ce sont toujours les plus longs... Des chaînes courtes les gars ! Please !)

1. Mon couteau : l'une des choses qui me fait regretter de ne pas être un garçon, c'est que je ne peux pas dire "avec ma bite et mon couteau" sans que ça soit à moitié faux. Pourtant je suis vraiment le genre "avec ma bite et mon couteau", juste, sans la bite. C'est un petit Laguiole bien affûté qui me sert à tout, cadeau de mon papa ; je n'aimais pas le manche d'une couleur indéfinissable, j'aurais préféré de la corne, et puis je me suis habituée. Il m'a causé des soucis à l'aéroport, je n'avais pas une grande expérience des avions et j'ignorais que de tels objets étaient interdits en cabine... Je détesterais le perdre.

2. Ma montre Snoopy : Je l'ai depuis, quoi ? Toujours. Je ne suis pas une collectionneuse de montres, j'aime celle-ci qui est simple et dont je ne me lasserai jamais.

3. La caisse de mon arrière grand-mère : plus exactement, la mère de ma grand-mère paternelle, la couturière industrieuse, qui faisait les marchés avec cette grosse caisse en fer pour mettre la monnaie. La serrure ne fonctionne plus mais le couvercle est si lourd que les billets ne risquent pas de s'envoler. C'est un objet simple, élégant malgré son manque de fioritures. Ma grand-mère me l'a donnée la première année où j'ai fait la brocante (vous savez, la fameuse brocante estivale de Biniou-City dont je ne me remettrai jamais d'y avoir vendu mes playmobils).

Je ne peux plus voir une brocante en peinture mais j'ai gardé la caisse, comme ces quelques autres objets qui ont une histoire bien plus longue que la mienne et dont je suis la gardienne.

4. Mon dragon de Slovénie : lui c'est tout le contraire, il n'a presque pas d'histoire du tout, il y a tout à faire, car je l'ai acheté l'année dernière à l'aéroport de Ljubljana où j'avais une correspondance pour rentrer à Sarajevo. Il mesure trois centimètres et il m'a coûté dix euros, le bougre, mais c'était un coup de foudre. C'est difficile de dire de quelle matière il est fait...

J'aime son air content et un peu idiot, son torse fièrement bombé, ses petites ailes pleines de vigueur et ses papattes de chien qui fait le beau. C'est l'un des rares bibelots que je tolère chez moi, il trône dans la pièce et toise le décor avec son air satisfait de propriétaire ; son arrogance minuscule me plaît et me fait rire ; quand je suis en forme, je lui ressemble.

5. Mes appareils photo : no comment !

6. Mon canapé : en fait, pas le mien précisément, mais la fonction de l'objet. Que c'est bon de lire ou de rêvasser dans un canapé, de s'y reposer après une dure journée ou d'y sombrer carrément (couverture à proximité absolument indispensable, tasse de thé à la vanille en option). Mon canapé est à l'image de sa propriétaire : tout petit (mais d'une bonne consistance). Du coup, pour s'y asseoir à deux, il faut une certaine intimité, voire une intimité certaine. Je ne comprends pas les gens qui s'obstinent à préférer s'asseoir sur mon lit, qui est trop haut et pas fait pour ça (et quand je vois des culs qui ont traîné dans le métro et les cafés venir se poser sur mon oreiller, ça me crispe).

Mon canapé préféré, le plus moelleux, le plus vaste, le plus confortable ? Celui des Pumpkins, sans hésitation. Viennent ensuite celui de ma frangine et celui de chez mes parents (les trois sont en velours, manifestement c'est la matière idéale, le vilour). Le pire canapé que j'aie jamais rencontré : un affreux parallélépipède de cuir blanc, au design contemporain de mes couilles (qui je trouve n'allait pas du tout avec la personnalité chaleureuse de son propriétaire...).

7. N'importe laquelle des preuves de mon penchant coûteux pour le luxe, les belles matières et les imprimés ravissants, ma veste en cuir ou mon étole en alpaga par exemple. Je raffole de la soie et du cachemire, je les renifle à l'entrée des magasins et je fonce droit dessus, c'est terrible. (je veux dire c'est terrible parce que je n'ai pas exactement le budget pour aimer Kenzo ou Christian Lacroix).

Dragon

dim 16 septembre 2007

Jamais envie de faire des vraies phrases quand je reviens de Biniou City

Week-end à la campagne (profiter du beau temps tant qu'il y en a)

Délester le poirier de ses quintaux de fruits dodus

Boire du champagne, plein (trop, d'après mes aînés auprès de qui j'ai quinze ans pour la vie, semble-t-il)

Sniffer l'héliotrope à pleins naseaux

Insomnier

Grasse-matiner

Boire encore un peu de champagne

Bouquiner dans l'ombre trouée de soleil du cerisier pour avoir ni trop chaud ni trop froid

Il est 16h40 et il faut déjà reprendre le train pour la ville... dur.