Il y a une chose qui me rassure, depuis que j'observe mes camarades : moi qui me croyais lymphatique, je découvre qu'ils sont pour la plupart de vraies moules (voire des courges pour les cas extrêmes).

Rien ne les motive, rien ne les enthousiasme, si ce n'est la perspective de rater un cours ou de voir le week-end arriver (et encore, ils sentent que celui-ci va passer à toute allure). Pour résumer le phénomène en un mot : "bof...".

Je m'aperçois donc que je suis parmi les plus énergiques du groupe - ça me fait drôle, presque plus que le fait d'être la doyenne.
Et je conçois enfin ce que cette mollesse peut avoir d'agaçant, pour qui sent un soupçon de vitalité lui courir dans les muscles et dans les neurones. Au lieu de me désespérer, cet entourage me stimule, je me sens soulagée de mon travers, d'une façon d'autant plus réjouissante que je l'ai toujours sous les yeux mais que je n'en suis plus la détentrice !