mer. 27 juin 2007
J'arrive trop tard pour dîner avec mes parents adoptifs mais ils ont gardé
de quoi me nourrir (comme si j'avais besoin de me remplumer...). Je me sers une
assiette, plitch, une goutte de sauce me tombe dessus.
Tss, tu es bien comme Le Goût, des vrais cochons tous les deux, se moque
Heure Bleue, qui tendant le bras vers mon chandail... fait faire trempette à la
manche de sa chemise dans mon assiette de ratatouille (et qui c'est qui a bien
rigolé ? Les deux cochons !).
Aujourd'hui, épreuve morale pour moi : demander deux jours de congé à
mon patron. Autant je me fais à peu près respecter par mes "égaux", autant j'ai
beaucoup de mal à ne pas m'aplatir comme une crêpe de mouton bien docile devant
ma hiérarchie (ce n'est pas un aspect de ma personne que j'aime énormément,
j'essaye tout de même de vivre avec). Et mon chef n'étant pas des plus gracieux
à mon égard, j'étais d'autant plus dans mes petits souliers (à tel point que
j'ai plusieurs fois repoussé le moment de demander).
Ce après-midi donc, à la fin de mon travail, je m'approche de lui
:
"_ Excusez-moi...
_ ... (il lève les yeux)
_ J'aurais besoin de deux jours de congé la semaine prochaine...
_ ... (grimace peu amène, à mi-chemin entre "tu me fais chier" et "je
suppose que j'ai pas le choix")
_ Euh, ça serait lundi et mardi.
_ ... (re-la grimace)
_ ...
_ ..."
Je suis restée plantée là encore deux secondes, les bras ballants, et puis
comme manifestement notre "conversation" était terminé, je suis partie,
espérant "qui ne dit mot consent". Je veux bien que ça lui fasse pas plaisir,
mais enfin ça lui aurait arraché la gueule de dire "bon, ok" ?
Enfin, demi-victoire sur moi tout de même (seulement demi parce que j'arrête
pas d'y penser et de me dire qu'il va être encore moins aimable que
d'habitude... c'et plus fort que moi, ça me touche alors que je sais que je
devrais m'en ficher).