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mar 09 octobre 2007

Rien que ça (littéralement)

Cet après-midi rue Lepic, à dix mètres du café des Deux Moulins, devinez qui je croise ? Jean-Pierre Jeunet, bien sûr (so cliché).

Je me rendais à la galerie W où une de mes photos est exposée - c'est à dire, ne vous emballez pas, qu'elle défile sur un écran à raison d'une demi-seconde toutes les dix minutes environ. Si on compte huit heures quotidiennes et six jours d'ouverture par semaine, je pose 7 et je retiens 1, ça nous fait le quart d'heure de célébrité pour dans environ un mois et demi. La gloire les gars, la gloire !

dim 30 septembre 2007

Déjà-vu


Est-ce qu'ils se sentiraient des affinités avant de devenir amis ou bien est-ce qu'ils seraient vexés comme des poux d'avoir eu la même idée ?...

"Nord" ici et "Front de mer"

lun 17 septembre 2007

Shut the fuck up !

L'autre jour, à la MEP.

Je serais hypnotisée par l'expo de Charles Matton si la vieille ganache qui me précède de quelques photos s'arrêtait un peu de parler (pourquoi les gens qui parlent fort ne racontent-ils jamais des choses intéressantes ?).

Je ne suis guère étonnée lorsque le téléphone de l'importune se met à sonner (fort aussi : tel maître, tel mobile).

Allô oui ? Ah oui, Jean-Jacques... Oh, je vais la rappeler tout de suite. Merci !

Clac, elle raccroche et compose un numéro. C'en est fichu de l'ambiance sonore qui accompagne l'exposition.

Oui, bonjour madame Gudrun !... Oui, tout à fait, vendredi ça m'irait très bien...

Arpentant la salle, elle se rapproche de moi, qui bous depuis une demi-heure.

Oui, je vous écoute...

Je fais volte-face, et je lui rétorque vertement Moi aussi je vous écoute.

Mais ce vieux clairon avait atteint un tel degré de sans-gêne qu'elle s'est contentée d'un vague geste d'apaisement en s'éloignant de quelques mètres. Même pas possible de lui coller la honte ! (oui, j'aurais bien aimé)

jeu 06 septembre 2007

Rugby (PAS la coupe du monde de)

Si vous êtes en manque de testostérone (même pour le délire hormonal du 4ème mois ça doit marcher), plutôt que d'acheter le calendrier des Dieux du Stade qui fait quand même un peu chochotte, ruez-vous à l'exposition Sortie de Match, les photos sont de Denis Rouvre (il me tue ce mec) et y a du sang, de la sueur et des montagnes de muscles (et des tas d'oreilles en patate), on sent que les joueurs sont encore essoufflés, sonnés, ça ravigote drôlement...

Plus sérieusement si vous aimez juste les portraits épatants ça marche aussi, il y a vraiment quelque chose de dingue et d'animal qui a été capté là...

Galerie Confluences, 190 bd de Charonne 75020 Paris, tromé Alexandre Dumas, jusqu'au 20 octobre, du lundi au vendredi de 10h à 18h)

lun 03 septembre 2007

Sur le plongeoir

Et donc demain, la rentrée scolaire, qui pour la première fois depuis septembre 2000, me concerne à nouveau. Non que j'aie évolué dans le sens normal, souhaitable peut-être : des enfants ou un métier de prof.
Non moi je redeviens élève - cette sensation d'avancer en épi, ou peut-être en spirale, ou bien de ne pas avancer du tout, de tracer les branches d'une étoile, et la cohérence, la colonne vertébrale de mon parcours qui ne se dessine toujours pas.

Je redeviens élève MAIS je l'ai choisi, contrairement aux années scolaires endurées de 3 à 17 ans (c'était vraiment de l'endurance).

Je quitte mes temps partiels, études, stages et petits boulots, je quitte ce précieux luxe, celui du temps tout court.

Mais cette fois-ci, j'apprends un vrai métier - peut-être.

J'ai hâte d'entrer dans l'arène, de mettre les mains dans le cambouis, de savoir à quelle sauce on va me manger, et en même temps je voudrais retenir ces dernières heures de liberté, en n'étant pas sûre de savoir quoi en faire, moi le temps j'y arrive quand il y en a beaucoup, dès qu'il est à rebours (vous me direz, il est toujours à rebours, oui mais ça en général on l'ignore) ça me rend malheureuse, je n'arrive plus à l'oublier.

Demain je serai une élève et la première bonne nouvelle qui me vient à l'esprit, c'est que je retrouverai les tarifs réduits. C'est pas chouette ça ?

jeu 02 août 2007

Vacances

Décidément, la fin de l'histoire se fait désirer... Je n'ai aucune excuse, ne seraient une certaine mollesse (quasi-constitutionnelle), du travail chronophage sur mes photos et une absence totale de traducteurs automatiques ukrainien-français sur le net.

En attendant : je suis enfin en vacances de barmaid, youpi !

Néanmoins, est-ce qu'une personne possédant des enfants en âge d'être scolarisés pourrait m'indiquer la date de la rentrée, s'il vous plaît ? (histoire de m'éviter de voir mon cauchemar d'écolière - arriver en retard, de plusieurs heures ou de plusieurs jours- devenir réalité)

sam 28 juillet 2007

Dans le ventre de Loulou (suite fictive car votre servante a merdouillé)

Hahaha je vous ai bien eus, la suite ne sera pas pour aujourd'hui mais plutôt pour mercredi soir (tard). Bin oui c'est de ma faute, j'ai lancé le début trop tôt, car je n'en pouvais plus d'attendre, et maintenant l'enquête piétine, mon cher Watson...

Allons, ne désespérez pas ! Car la remarquable Gilda nous a mitonné une suite fictive des plus savoureuses. C'est à son tour de me faire bisquer car je suis désormais presque plus impatiente de connaître son dénouement à elle !

La réalité ne dépasse pas toujours la fiction et je crains que la résolution véritable de l'énigme ne soit, comme souvent, moins distrayante que l'énigme elle-même...

jeu 26 juillet 2007

Dans le ventre de Loulou

C'est une histoire tout à fait commune ou bien un peu romantique, selon le caractère qu'on a.

J'ai acheté il y a quelques temps, sur un célèbre site internet de vente aux enchères, un appareil photo aussi charmant que défectueux :

Loulou

C'est un Lubitel, rebaptisé Loulou, avec lequel je suis toujours en phase de kennen lernen. Imaginez un peu qu'au départ, je ne savais même pas comment charger la pellicule ! Et en parlant de pellicule, justement, quand je lui ai ouvert le ventre pour la première fois... il y avait déjà quelqu'un à l'intérieur ! Une pellicule certainement ukrainienne, puisque telle était l'origine du Loulou.

Je l'ai gardée longtemps avec moi, d'abord parce que je n'avais pas d'autres travaux à faire faire au labo (et que c'est pas la porte à côté), et aussi parce que tant qu'elle n'était pas développée, je pouvais imaginer avec ravissement tout ce qu'il y avait dedans : un message secret qui devait à tout prix sortir d'Ukraine, version slave des tubes à essai dans lesquels mes copines et moi, petites, roulions des messages avant de les jeter à la rivière en espérant un destinataire ? Les photos de personnes dont je devrais ensuite retrouver la trace, sur la base de minuscules et improbables indices contenus dans les images ? Les copies argentiques de documents classés secret-défense sur la catastrophe de Tchernobyl ?

Je m'en doute : plus probablement que tout le reste, il y aura des vues d'une campagne ou d'une banlieue sans intérêt, parsemées d'habitations ingrates et de vilains caniveaux, pas même un personnage qui rendrait les clichés touchants et difficiles à jeter.

Et puis, quelques semaines plus tard, je décide d'apporter enfin le mystérieux film au labo, en même temps que d'autres qui le sont (juste un peu) moins puisque ce sont les miens. J'arrive au comptoir, je dépose mon butin et je réclame son développement. On me pose alors la question cruciale : celui-là, c'est du noir et blanc ou de la couleur ?

Hum. Je n'y avais pas pensé, je sais pas, et si je ne sais pas, on ne peut rien faire pour moi : un bain couleur détruirait le film NB, et réciproquement.

J'hésite, plouf plouf, après tout j'ai une chance sur deux, je propose au vendeur d'inscrire noir et blanc sur la pochette, mais je suis tombée sur un consciencieux : il refuse de traiter une affaire aussi sérieuse par le hasard, même si je le supplie, même si je lui montre mes seins signe une décharge.

Il est incorruptible, il ne veut rien savoir. Alors je repars avec ma pellicule, franchement déconfite.

Tellement déconfite que, sans savoir quoi en faire, je la garde dans un coin de mon sac et de ma tête...

Les jours et les semaines passent, je finis par repêcher l'objet et ma curiosité assoupie s'ébroue : il doit bien y avoir moyen de lui faire cracher le morceau, à ce petit rouleau de papier de rien du tout !

Crno

Je le réexamine de plus près et, en réfléchissant très fort, j'arrive à faire ressurgir quelques souvenirs de cyrillique de l'année dernière. Ainsi je parviens à déchiffrer "...erno - be..." qui pourrait bien être le pendant ukrainien (quoique fragmentaire) du bosnien "crno - bielo", autrement dit "noir- blanc". Aha ! Cette-fois-ci, on est sur la bonne piste, mon vieux Milou !

Hier, j'ai déposé le film au labo... Ce soir, je reviens le récupérer ; je règle les 3,40 € de développement et je me jette sur la table lumineuse : sur les douze vues, seules quatre ont été impressionnées, et il ne s'agit pas du tout de clichés de pavillons hideux ! C'est bien plus inattendu et déroutant que cela...

A suivre... (demain ou samedi)

sam 19 mai 2007

En ligne

Mardi dernier j'étais au concert du Quatuor Qui s'Ecoute Avec Les Yeux (eux ne mettent peut-être pas autant de majuscules), c'était drôle, vivant et photogénique... Les photos sont ici.

Et ce matin, j'avais rendez-vous à l'Auguste Lycée pour un entretien de motivation (BTS photo) ; ils avaient choisi de me faire passer en premier, je n'arrive pas à décider si c'est bon ou mauvais signe ou signe de rien du tout.

C'était un jury sympathique, si ce sont eux les profs c'est plutôt une bonne nouvelle... Je m'en suis tirée comme j'ai pu, et en sortant, je n'avais pas tout de suite envie de rentrer chez moi - alors qu'une heure et demie plus tôt, j'aurais donné un bras pour rester au lit. Pas non plus envie de m'installer dans un bistrot pour m'offrir un petit déj de rêve, alors même que c'est cette perspective qui m'avait aidée à sortir de sous la couette.

J'ai fait un tour du quartier, ne sachant pas quoi faire de ma peau, refaisant l'entretien dix fois dans ma tête - tout ce que j'aurais dû dire, tout ce qu'il aurait peut-être mieux valu passer sous silence. Les entretiens en général ne sont pas mon fort, d'aucuns se souviennent peut-être que j'ai même raté celui qui allait me lancer dans une fabuleuse carrière de vendeuse de pop-corn...

Enfin il faut que j'arrête d'y penser, plus rien n'est perfectible désormais !

Pour me consoler tout de même de ma piètre performance, j'ai acheté une méga-boîte de la biscuiterie Jules Destrooper (si une bonne âme avisée pouvait me renseigner sur la prononciation exacte de ce "Destrooper"... J'ai pendant des années traité le pauvre Mathieu Boogaerts de Bouga-hertz, jusqu'à ce qu'une bruxelloise m'informe qu'on disait en fait Beau-gartz), un morceau de St-Nectaire fermier et des rattes du Touquet.

jeu 03 mai 2007

Les photos des autres

Il y a en ce moment à la Maison européenne de la photo deux expositions bien représentatives de ce que j'adore et de ce que j'abhorre : Richard Kalvar, un génie, ses photos sont drôles, vivantes, inspirées... et toutes mises en scène qu'elle sont, cela reste de l'instantané. Voilà des photos que j'aurais aimé faire. (d'ailleurs, émouvante coïncidence, il a photographié il y a 20 ou 30 ans, à Montmartre, comme moi l'autre jour, un couple de petits vieux auxquels les miens ressemblent drôlement... en moins bien évidemment)

Et puis, il y a Catherine Ikam et Louis Fléri... tout le contraire. C'est froid, c'est sinistre, ça se veut intellectuel, on y croit si on veut mais pour moi c'est de l'arnaque, c'est bidon, c'est creux. Si c'est ça être artiste, bin je préfère faire fleuriste ou plombière, c'est sûrement moins chiant.

Il y avait aussi Trash, de Bruno Mouron et Pascal Rostain, une expo de photos des poubelles des stars hollywoodiennes, comme un Voici arty. C'est rigolo deux minutes (les Reagan jouent au loto !) mais on est vite repu de sa soif de croustillant, puisqu'en fait d'extraordinaire, à part des étiquettes de fringues Gucci à 1350 dollars (chez Halle Berry. A moins que ça ne soit Madonna ? Ou Charlize Theron, je ne sais plus. C'est pareil, finalement), leurs poubelles ressemblent à toutes les autres poubelles du monde. (oubliez le tri sélectif, apparemment c'est pas très hollywoodien)Il y a juste le making-off, projeté en boucle à côté, qui est intéressant, si on ne sait pas comment on prend des photos pareilles - dans un studio avec échafaudages, l'appareil photo - très grand format- à trois mètres au dessus du sol)

Bref : allez-y, directement au deuxième étage, 90 photos de Kalvar, ça vaut le détour !

mer 02 mai 2007

On devrait férier aussi le 2... (décalquée je suis)

Ouah chuis verte, sur Flickr on ne peut créer que 3 albums à moins d'avoir un compte pro... (il est plus que temps que je me fasse bricoler un vrai site de photos à moi rien qu'à moi)

Enfin vous pouvez quand même y voir les photos de ce weekend, c'étaient les concerts de Klimperei à la librairie En Marge, dans le XIe, c'était très bien...

Petit aparté politico-canard lacté, sans vouloir faire de la propagande, le nain énervé ne se serait pas prononcé contre les OGM...

lun 30 avril 2007

Minute papillon (je travaille, moi, môssieur, je fais pas le pont, moi, môssieur)

Les photos de mardi dernier sont ici (pour ne voir que celles-ci en diaporama cliquez sur "James Delleck" dans la colonne de droite).

Depuis j'en ai aussi fait samedi et dimanche (plein) mais j'ai pas eu le temps de m'occuper de la post-production... ça va venir (mais pas ce soir, ce soir j'ai pas le temps, je fais... des photos).

jeu 26 avril 2007

Tout le monde il est beau, tout le monde il est trendy

J'étais mardi soir au Nouveau Casino, pour faire des photos de James Delleck en concert.

Il assurait la seconde partie d'une soirée qui en comptait trois ; c'est bien tombé, j'ai pu tester la salle et faire mes essais (d'angles, de focales, de flous plus ou moins artistiques) sur le premier groupe, Naïve New Beaters, pas mal d'ailleurs, et stupéfiant d'incongruité : le chanteur portait un ravissant pull-over de laine à manches chauve-souris, alors qu'il faisait à peu près 3000°degrés (Fahrenheit mais quand même) dans la salle...

Le public était affreusement bien habillé, très rue Oberkampf.

Parmi les photographes (car nous étions nombreux, en plus des caméra-wo-men), j'ai eu l'impression que c'était un peu le concours à qui aurait la plus grosse... (focale bien sûr). D'ailleurs on se demande, le type avec sa focale longue comme le bras qui est juste devant la scène, qu'est-ce qu'il cliche exactement ? Les poils des trous de nez du chanteur ?...

L'avantage des petites salles : on peut aller partout (pour peu qu'il n'y ait pas trop de monde, quoique j'ai remarqué qu'il suffit de tenir mon appareil photo en étendard pour qu'on s'écarte plus facilement sur mon passage...). L'inconvénient : le public y fume, massivement. Je m'en fous de mes poumons, ils s'en prennent déjà plein la tronche tous les midis, c'est pas ça qui va m'accélérer mon cancer. Non, le souci majeur, c'est toute cette fumée dans l'air, ça nique toutes les photos... enfin il y a peut-être moyen d'en tirer parti pour la rendre esthétique, mais j'ai pas encore trouvé.

Je me demande de quoi j'ai l'air dans ces situations ; physiquement je dois pas ressembler à l'idée qu'on se fait d'une photographe, et pourtant avec mon super Canon de la mort (dit Le Zobe), je dois tout de même donner le change puisque :

_ Hé, t'as le droit d'être là, toi ? (me demande un type de la régie qui me croise sur la mezzanine interdite au public, et sur laquelle circulent techniciens de tout poil, ingénieurs du son et cameramen)

_ Ouiiiiii (réponds-je d'une toute petite voix hésitante, prête à m'enfuir avant qu'on ne me chasse)

_ Non, je déconne (me charrie le type - un quart de seconde après il m'avait totalement oubliée)

Bref c'était bien, mais après James Delleck et 350 photos, j'en pouvais plus (Le Zobe non plus), alors on est rentrés tous les deux...

Et le soir d'après je faisais un baby-sitting, histoire de me rappeler d'être humble...

lun 02 avril 2007

Caliméro

L'appartement à côté de chez moi est en travaux - bruyants - depuis des semaines - ou bien des lustres ?

Le samedi aussi, les coups de marteau et la perceuse électrique.

La situation typique qui rend chèvre, mais je prends mon mal en patience, car s'il y a des travaux, c'est parce que l'appartement a changé de main et que mon affreux voisin (le pochtron qui pissait sur le palier, rappelez-vous) est parti.

Hier j'ai rencontré ma future voisine qui venait prendre des mesures, je l'ai invitée à prendre un café, nous discutons de choses et d'autres, elle m'apprend que la propriétaire précédente lui a laissé l'appartement rempli de vieilleries et de merdouilles en tout genre ; puis je lui dis un peu la photo, mon envie d'installer un labo dans ma cave... "Misère ! s'écrie-t-elle. Dans tout ce qui encombrait la cave, j'avais trouvé un agrandisseur... j'ai demandé autour de moi, personne n'en avait l'usage, alors je l'ai laissé aux encombrants..."

Argh ! C'est vraiment trop injuste ! J'ai vraiment pas de pot, sur ce coup-là... Et puis comme je ne peux pas m'empêcher d'interpréter, je ne trouve que des manifestations hostiles du destin : soit j'ai un mauvais karma avec l'appartement voisin - même si leurs occupants ont l'air sympa au début- ou bien et c'est largement pire, j'ai un mauvais karma avec la photo (version un peu moins pire ; j'ai un mauvais karma avec l'argentique).

Ouh que je suis malheureuse !

lun 05 mars 2007

Monday news

Aujourd'hui deux nouvelles activités :

De midi à quinze heures, et du lundi au vendredi, serveuse (encore), (oui mais) dans un vrai café cette fois, avec aussi des bières et des menthe à l'eau. Il s'agit en fait de la place que la fille d'une certaine blogueuse occupait ; quand la jeune fille a eu trouvé plus dans sa partie, sa blogueuse de mère a pensé à moi pour la remplacer... Céti pas beau l'internet, les blogs, toussa ? (le mieux, c'est que ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, et j'en profite pour exprimer ici ma reconnaissance à tous les blogueurs adorables qui m'ont aiguillée de près ou de loin, que ça se soit concrétisé ou non ; et un grand merci bonus à celle qui me soutient plus particulièrement dans cette idée un peu dingue de photographie, j'espère que son excès de modestie ne l'empêchera pas de se reconnaître)

Le job en question : collègues apparemment moins toxiques et salaire - carrément- plus intéressant...

Mon seul souci technique dans l'histoire : il faut être habillé en noir et blanc, et 98% de mes fringues sont aux couleurs de l'arc-en-ciel... C'est bête, hein ?

Et puis mon premier cours de photo en studio (le précédent s'est résumé à la présentation du cours) ; en fait de cours, il y a eu une heure de technique où je me suis ennuyée (c'est le souci des cours collectifs, cela dit je préfère m'ennuyer un peu qu'être complètement larguée comme certains, apparemment, l'étaient), puis le prof nous a abandonnés avec le modèle (l'autre demi-groupe partait à la découverte du labo), et vogue la galère.

Habitude de la rue et des instantanés (souvent manqués), les premières minutes je mitraille, je mitraille... Mais petit à petit m'apercevoir que justement, l'intérêt du studio est qu'on peut prendre son temps, demander au modèle de refaire ce mouvement si gracieux qu'on a loupé la première fois, inscrire toutes les données de prise de vues sur son cahier (OUI je l'ai fait ! j'ai dû me faire violence mais je m'y suis astreinte, presque sans faille), essayer plein d'angles de vue différents (enfin, sans gêner les six ou sept autres photographes, le tout dans une pièce de 30 m²...)

Tout bêtement, en fait, photographier quelqu'un qui est là pour ça. C'est cool, une fois de temps en temps !