Et donc demain, la rentrée scolaire, qui pour la première fois depuis
septembre 2000, me concerne à nouveau. Non que j'aie évolué dans le sens
normal, souhaitable peut-être : des enfants ou un métier de prof.
Non moi je redeviens élève - cette sensation d'avancer en épi, ou peut-être en
spirale, ou bien de ne pas avancer du tout, de tracer les branches d'une
étoile, et la cohérence, la colonne vertébrale de mon parcours qui ne se
dessine toujours pas.
Je redeviens élève MAIS je l'ai choisi, contrairement aux années scolaires
endurées de 3 à 17 ans (c'était vraiment de l'endurance).
Je quitte mes temps partiels, études, stages et petits boulots, je quitte ce
précieux luxe, celui du temps tout court.
Mais cette fois-ci, j'apprends un vrai métier - peut-être.
J'ai hâte d'entrer dans l'arène, de mettre les mains dans le cambouis, de
savoir à quelle sauce on va me manger, et en même temps je voudrais retenir ces
dernières heures de liberté, en n'étant pas sûre de savoir quoi en faire, moi
le temps j'y arrive quand il y en a beaucoup, dès qu'il est à rebours (vous me
direz, il est toujours à rebours, oui mais ça en général on l'ignore)
ça me rend malheureuse, je n'arrive plus à l'oublier.
Demain je serai une élève et la première bonne nouvelle qui me vient à l'esprit, c'est que je retrouverai les tarifs réduits. C'est pas chouette ça ?